Fini les emménagements dans des zones industrielles éloignées, les entreprises, à l’image des particuliers, veulent aussi s’installer dans les zones d’hyper-centre. De nombreuses études réalisées par des cabinets immobiliers montrent cette tendance, qui ne cesse d’augmenter depuis quelques années.

De nouveaux modes de pensées

Les périphéries n’attirent plus les entreprises, qui ont à cœur de faire travailler leurs employés là où ils vivent. Dans la capitale parisienne, les arrondissements les plus recherchés sont le 8ème, le 9ème, le 1er, et le 2ème. Ces quatre zones d’hyper-centre concentrent à elles toutes seules un tiers des recherches de bureaux à Paris.

Les entreprises veulent désormais connaître une véritable vie de quartiers autour de leurs bureaux, avec un accès rapide à des commerces de proximité et aux transports aux communs. Exit la voiture, il est désormais plus apprécié de la part des collaborateurs de venir au travail à vélo ou à trottinette.

Un constat qui change considérablement de celui fait il y a plusieurs années où les entreprises étaient plus enclines à s’éloigner des villes pour avoir des grands espaces et des parkings. Maintenant, ce n’est plus le nombre de mètres carrés qui est privilégié, mais l’emplacement du lieu de travail.

Le bureau partagé, une tendance en hausse

Les entreprises désirent s’installer en hyper centre, mais ce choix a un coût. Pour pouvoir y faire face, beaucoup de sociétés se retrouvent avec des espaces réduits. De plus grands endroits peuvent être abordables, à condition de les partager. Le concept des bureaux à partager permet de proposer à la location une partie des locaux inhabités d’une entreprise. En règle générale, les lieux communs sont accessibles à tous, comme la cuisine ou les salles de réunion.

Par ce système, les petites structures peuvent se permettre de louer des bureaux en centre-ville en faisant des économiques conséquentes, sans compter qu’elles ont la possibilité d’avoir un espace complètement équipé (cuisine, salles etc), ce qui n’aurait pas forcément été le cas avec la location d’un bureau uniquement par elle-même.

L’avantage du « Flex office »

Autre avantage pour les petites entreprises dans le cadre des bureaux partagés : c’est un contrat de location flexible. Alors qu’elles sont plutôt habituées à souscrire à des baux de 3, 6 ou 9 ans, le “Flex office” est un lieu de travail qui leur apporte une flexibilité au niveau de la durée du bail, de la situation géographique et de la superficie de l’espace bureau. Une PME en constante évolution peut ainsi facilement adapter ses locaux à sa progression.

C’est aussi un process qui permet à des entreprises qui souhaite embaucher dans l’avenir de combler des bureaux vides en attendant l’arrivée de leurs futurs collaborateurs. Plus besoin de déménager tout le temps, il est possible de prendre un grand espace sans subir de pertes financières.

Un recrutement plus efficace

Les entreprises sont prêtes à s’adapter à ces nouvelles tendances immobilières, car cela leur apporte aussi un véritable gain en terme de recrutement. S’installer au centre-ville permet aux entreprises de miser sur leur emplacement pour attirer les talents au sein de leurs équipes. Les quartiers résidentiels sont plus appréciés que les zones industrielles par les salariés.

En petite couronne parisienne, par exemple, Boulogne Billancourt est davantage recherché que la Défense. Celle-ci a perdu en attractivité ces dernières années alors que des villes résidentielles sont en constante évolution. Montrouge a fait son entrée récemment dans le top 10 des villes préférées dans la région parisienne. Si on s’éloigne de Paris, on peut constater que c’est un phénomène qui s’étend dans toute la France.

Les grandes villes de Lyon et Marseille, à l’image de la capitale, possèdent des entreprises qui concentrent leurs envies uniquement sur quelques arrondissements bien précis. La Castellane et le Prado concentrent plus de 20 % des recherches à eux tout seuls. Quant au quartier d’affaire marseillais, l’Euroméditerranée, il subit la même dépréciation que la Défense avec une attractivité qui diminue au profit des quartiers plus résidentiels.

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